FIMME - Fédération des industries Métallurgiques, Mécaniques et Électromécaniques
Aujourd'hui LE MAROC du 28.07.2015 : Renault-Maghreb Steel: Des négociations tous les 15 jours et un accord imminent

Ce n’est plus un secret pour personne. Une démarche est engagée depuis plusieurs mois entre le géant marocain de la sidérurgie, Maghreb Steel, et le constructeur automobile Renault.


Objectif de ces tractations: homologuer la partie acier de Maghreb Steel, afin que le sidérurgiste national puisse fabriquer exclusivement des pièces de carrosserie pour le compte du constructeur au losange. Ce qui suppose que Maghreb Steel devra répondre au rigoureux cahier des charges imposé par Renault. Pour y réussir, des réunions sont tenues tous les 15 jours entre les représentants du groupe Sekkat et ceux du constructeur automobile français.

«Des négociations qui sont en passe d’aboutir et les prochains mois seront d’ailleurs décisifs pour déboucher sur un compromis entre les deux groupes et le début de la production», rappelle Hakim Abdelmoumen, président de l’Association marocaine de l’industrie et du commerce automobile (AMICA). Et si l’on est aussi optimiste du côté de l’AMICA sur l’imminence d’un accord, c’est bien parce que les réunions organisées entre les deux groupes ont permis de valider un certain nombre de pièces de carrosserie dont la production ne semble déjà plus poser de problème. «En revanche, certains pièces de carrosserie restent plus complexes que d’autres», tempère-t-on toutefois auprès de l’AMICA.

De plus, une fois l’homologation faite et un accord signé, la production ne devra débuter qu’au bout d’une année, car Maghreb Steel devra alors réorienter ses chaînes de production vers l’industrie automobile, un créneau qu’auparavant elle ne convoitait pas particulièrement. Une telle situation nécessitera à coup sûr des investissements conséquents, sachant que le géant de la sidérurgie vient à peine de sortir de plusieurs mois de restructuration. Il est sans rappeler que la signature d’un tel accord d’approvisionnement en pièces de carrosserie des usines de Somaca et du site de Melloussa devra donner un coup de fouet providentiel au taux d’intégration national dans l’industrie automobile.

Sans parler de l’attractivité industrielle que cela générera pour Maghreb Steel auprès d’autres constructeurs automobiles. Une manne non négligeable pour le sidérurgiste, d’autant plus que PSA s’installe bientôt à Kénitra au Maroc. Pour l’instant, Renault Tanger continue d’importer plus des trois quarts de ses besoins en tôle auprès de Arcelor Espagne et le quart restant auprès du turc Erdemir.

 
Challenge du 30 juillet 2015 : Les assises de l’industrie pour fin septembre

Selon des sources proches du ministère de l’industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique, les Assises de l’industrie auront lieu fin septembre. L’édition à venir, la quatrième de son genre, tombe dans un contexte très particulier.  L’industrie connaît une dynamique sans précédent notamment grâce à l’essor de l’automobile et de l’aéronautique et le potentiel d’attraction des IDE qu’ils recèlent. La tenue des assises sera aussi une occasion tout indiquée pour faire le bilan d’étape du plan d’accélération industrielle qui ambitionne de porter le PIB industriel à 23% du PIB national à l’horizon 2020, et créer 500 000 emplois supplémentaires. D’après les mêmes sources, de grandes annonces seront faites lors de cet événement.

 
360 du 04 Aout 2015 : Le holding royal vient de signer un nouveau pacte avec le géant mondial du métal, Arcelor Mittal.

Le groupe SNI vient de signer un nouveau pacte avec le numéro1 mondial de la métallurgie, Arcelor Mittal, apprend Le360 de sources proches du holding royal. Les termes de ce partenariat ne sont pas encore dévoilés, mais celui-ci devrait venir renouveler et ajuster l’accord conclu entre les deux groupes en 2006. A cette époque où Hassan Ouriagli, actuel président de la SNI, assurait la communication financière de la holding, le groupe royal et Arcelor Mittal avaient créé les Nouvelles Sidérurgies Industrielles (NSI) pour regrouper leurs participations dans Sonasid, la société marocaine de métallurgie.

Dans cette structure, la multinationale détient 50% des parts alors que SNI, avec un groupement d’investisseurs institutionnels marocains, détient l’autre moitié. Et le pacte conclu prévoyait plusieurs dispositions en matière de gouvernance pour la société de sidérurgie marocaine, notamment en matière de désignation des administrateurs et de procédure à suivre pour les décisions stratégiques: expansion sur d’autres sites et éventuellement fermeture d’usines.

 

Ce sont donc ces termes de ce pacte de gouvernance qui devraient aujourd’hui être reliftés via ce nouvel accord qui, selon nos sources, court sur cinq ans. Il vient ainsi renforcer la confiance et le partenariat entre les deux groupes. D’autant plus que Sonasid n’a cessé d’afficher des performances plus qu’honorables depuis la reconfiguration de son capital. D’ailleurs, malgré la forte concurrence sur le marché international qui engendre pour Sonasid une baisse des prix, la société se montre résiliente. Elle continue malgré tout de gagner des parts de marché localement (+2 points en 2014) et arrive à dégager des bénéfices. Le résultat à fin 2014, qui se chiffre à près de 160 millions de dirhams, a été totalement distribué aux actionnaires. Un signe de bonne santé financière…

 
LES ECO du 03 Aout 2015 : Sidérurgie : Une enquête de prorogation est ouverte

La forte croissance des importations de fil de machine et de fer en béton a impacté la production nationale qui se voit accuser un recul considérable. D'où la requête de l'ASM d'ouvrir une enquête pour proroger les mesures de sauvegarde.

Le secteur de la métallurgie et de la sidérurgie continue de subir de plein fouet les effets de la crise que connaît l'immobilier. Ainsi, en vue de limiter les dommages collatéraux, l'Association des sidérurgistes du Maroc (ASM) avait adressé au ministère du Commerce extérieur, le 20 avril dernier, une requête de prorogation de la mesure de sauvegarde instaurée sur les importations de fil de machine et du fer à béton, par arrêté conjoint avec le ministère de l'Industrie, du commerce, de l'investissement et de l'économie numérique. Après examen des renseignements de la requête et après concertation avec la Commission de surveillance des importations, l'ouverture de l'enquête de prorogation a été accordée et a pris effet le 29 juillet dernier. «La reconduction de ces mesures de protection de la production locale ne peut être que bénéfique pour le secteur notamment en ce moment où l'immobilier est à l'arrêt.

Elle permettra ainsi, d'entourer les industriels de protection face aux importations», insiste Abdelhamid Souiri, président de la Fédération des industries métallurgiques, mécaniques et électromécaniques. Par ailleurs, dans sa requête, l'ASM a présenté les chiffres de l'Office des changes qui montrent que les importations de fil de machine ont connu une évolution notable de 127% en 2014, en comparaison avec 2011. Pour le fer à béton, elles ont grimpé de 315% sur la même période. En outre, par rapport à la production locale, les importations de fil de machine ont augmenté de 423% et de 448% de fer en béton pour la période 2011-2014. Selon l'association professionnelle, cet accroissement des importations a impacté la production nationale qui a, d'ailleurs, connu un recul.

De même, l'ASM a indiqué qu'après la levée de la mesure de sauvegarde sur les importations de fil de machine et du fer à béton, le marché marocain sera inondé par les importations, compte tenu de l'existence d'une surcapacité mondiale notamment en Europe. De même, la Chine connaît une forte croissance des ses exportations. De ce fait, l'Association des sidérurgistes du Maroc insiste sur la prorogation de ladite mesure de sauvegarde afin de réparer ou de prévenir un dommage grave causé à la branche de production nationale.

 
Challenge du 11 Aout 2015 : La Sonasid annonce des résultats en retrait

La Sonasid (Société Nationale de Sidérurgie) a annoncé hier lundi que les résultats financiers du 1er semestre 2015 devraient être en «retrait» comparés à la même période de l’année 2014, du fait d’une baisse significative des prix de vente qui ont reculé de 12%, entre le premier semestre 2014 et le premier semestre 2015. Cette baisse est engendrée en premier lieu par la conjoncture internationale et en second lieu par la situation de surcapacité nationale, a expliqué la société dans un «profit warning», publié sur le site web de la Bourse de Casablanca.

 

Masen monte en puissance dans le complexe «Noor»

C’est fait. Un décret ministériel vient de donner le feu vert à Masen (Moroccan Agency For Solar Energy) pour l’acquisition de 25% du capital des sociétés de projet des centrales «Noor II» et «Noor III». L’opération donne ainsi forme au processus de montage financier qui a été mis en place pour le développement du complexe «Noor» à Ouarzazate, dont les sites solaires sont donnés en exemple, au niveau international, en termes de technologie propre. Masen poursuit ainsi son engagement sans faille pour booster le plan solaire marocain, déjà cité en modèle dans le monde entier.

 
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